A la fin du mois, je serai freelance depuis 6 mois. Les semaines sont passées à une vitesse folle depuis février !

6 mois, c’est peut-être un peu tôt pour faire un bilan. Mais en même temps, lorsque je me suis lancée, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et je me demandais souvent où j’en serai au bout de quelques mois.

Alors, j’en suis où au bout de 6 mois ? C’est la question que je me suis posée aujourd’hui et je vous propose donc un petit retour d’expérience en espérant qu’il puisse aider de futurs freelances à mieux appréhender la suite !

J’ai décroché de belles opportunités

Lorsque j’ai demandé une rupture conventionnelle afin de devenir freelance dans de bonnes conditions, je dois avouer que je n’étais pas hyper sereine quant à la réussite de mon projet.

Heureusement, grâce à ma situation personnelle, j’ai pu me lancer sans stress. Comme j’aimais à le répéter autour de moi quelques semaines avant la création de mon statut : même si je ne gagne rien cette année, ce n’est pas grave, j’en profiterai pour me former avant de repartir sur le marché du travail. Avec le recul, bonjour le pessimisme et le manque de confiance en soi !

Au final, ce n’est absolument pas ce qui s’est passé. Les premières missions sont tombées très rapidement. Je n’ai que très peu prospecté, merci le réseau ! Si j’ai un conseil à donner aux futurs freelances, c’est vraiment ça : profitez de votre expérience en agence ou chez l’annonceur pour faire votre réseau, ça aide vraiment beaucoup, même si on ne s’en rend pas forcément compte sur le moment.

C’est simple, depuis que je me suis lancée, je n’ai jamais eu une seule période de creux. Si bien que je gagne actuellement plus que lorsque j’étais salariée et que j’ai déjà presque atteint mon objectif de chiffre d’affaires pour 2016.

Alors oui, tout peut changer du jour au lendemain. En septembre, les missions se feront peut-être rares, je n’en sais rien. Mais pour l’instant, je savoure : j’ai décroché de belles opportunités et j’espère qu’elles seront encore nombreuses dans les mois qui viennent.

J’ai appris la patience face à l’administration

J’en ai déjà parlé dans cet article : je déteste les démarches administratives.

Mais quand on devient freelance, impossible d’y échapper. Après quelques crises et de nombreuses sueurs froides, j’ai l’impression que le plus difficile est derrière moi (laissez-moi y croire, pitié !).

Maintenant, je sais qu’il faut vraiment s’armer de patience et ne pas hésiter à relancer. Et aussi qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer !

Je suis encore plus organisée qu’avant… mais j’apprends à lâcher du lest !

J’ai un très bon sens de l’organisation. Depuis toujours. Et ça se vérifie encore plus depuis 6 mois. Ma petite fierté ? Toujours réussir à tenir les délais impartis.

Mais ces 6 mois en tant que freelance ont aussi été l’occasion de prendre du recul sur ma façon de faire :

  • J’ai une grosse journée qui est prévue, mais je suis fatiguée lorsque le réveil sonne ? Tant pis, je dors un peu plus longtemps : au final, j’arrive à tout boucler et sans bailler toutes les 30 secondes.
  • Même si le respect des délais est important, il est important de savoir dire non. Maintenant que mon planning est bien chargé, je n’hésite pas à dire à mes clients que non, une livraison dans la semaine n’est pas possible. par contre, aucun problème en fin de semaine prochaine. Et au final ? Les clients acceptent et font avec !

J’ai découvert que la vie de freelance me convenait vraiment

J’adore prévoir mes journées comme je l’entends. Ne plus devoir prendre les transports en commun au quotidien. Apprendre un peu plus chaque jour. Ne plus devoir supporter certains collègues toxiques. Pouvoir prendre un rendez-vous médical à 15 heures. Descendre dans mon salon faire un câlin à mon chien entre deux missions. Etre obligée de mettre ma timidité au placard de temps en temps. Mais aussi que chaque journée soit différente de la précédente.

Bien sûr, tout n’est pas rose. Travailler avec certains collègues me manque, même si on reste en contact.

J’ai aussi un bon équilibre entre ma vie privée et ma vie professionnelle : ok, je garde toujours un oeil sur mes mails, mais après 18h et le week-end, je ne travaille pas. En août, je vais aussi prendre une semaine de vacances. J’ai besoin de faire des pauses pour bien fonctionner, alors je ne vais pas m’en priver. J’ai quitté une vie professionnelle qui me rendait malade et je ne veux pas me retrouver à nouveau dans cette situation.

Je sais qu’il y a encore du chemin à faire

J’ai de la chance. Depuis que je me suis lancée en freelance, je n’ai pas eu à prospecter grâce à mon réseau. Mais je sais que dans les prochains mois, ça va être un point sur lequel il va falloir que je travaille : pour l’instant, ça fonctionne très bien sans, mais ça ne sera pas toujours le cas. En théorie, je sais comment faire, mais en pratique, ça se complique. A suivre 😉

Quel pavé ! Qu’est-ce que ça sera à la fin de ma première année 😉

Amis freelances, au bout de 6 mois, quel était votre état d’esprit ? Si vous comptez devenir freelance bientôt, comment imaginez-vous votre premier bilan ?